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أخبار وطنية Ahmed Néjib Chebbi: Le bateau-Tunisie est sans capitaine

نشر في  25 جانفي 2016  (13:54)

Dans un édito intitulé "L'épreuve de la dernière chance" et publié sur le site Syakat, Ahmed Néjib Chebbi a livré une lecture des événements qui ont secoué la Tunisie la semaine dernière et s'est posé la question "Que faire?" face à la détresse exprimée par des milliers de jeunes tunisiens.

Ahmed Néjib Chebbi dit ce qui suit: "Nous Avouons pour commencer que ces évènements sont le résultat des échecs de ce gouvernement et de ses prédécesseurs. Les jeunes ont trop longtemps attendu, tout le monde en convient. Mais alors qu’attendons nous pour nous attaquer aux taches telles qu’elles ont été posées par la Révolution du jasmin: développer nos régions et créer l’emploi? Qu’est ce que l’emploi sans le développement ? Et qu’est-ce que développer aujourd’hui si non assurer aux populations une santé de qualité et de proximité?

Relever l’école au niveau où elle était dans les années soixante ? Désenclaver les régions par un réseau d’autoroutes et de chemins de fer structurant ? Dépolluer les sites d’extraction et de traitement des phosphates (Gafsa, Gabes, Sfax) ? Et relever le revenu des citoyens dans le cadre d’un contrat social qui garantit en même temps l’augmentation de la production et de la productivité du travail ? Il faut pour cela plusieurs milliards de dinars, où les trouver ? Convenons que les recettes fiscales de l’Etat et l’endettement extérieur ne suffisent pas pour mobiliser un tel volume.

Il nous faudrait faire preuve d’imagination pour résoudre ce problème, inextricable à première vue.  C’est là où le bât blesse et c’est à cela que devrait s’atteler le chef de l’Etat à travers une consultation urgente avec les forces politiques et sociales pour répondre à deux questions : par où commencer et comment financer.

Notre pays a besoin d’un plan de sauvetage et d’un gouvernement politique, consensuel et compétent pour le mettre en œuvre. Cela relève du moyen terme me diriez vous ? Rien ne calmera pourtant les populations que la vue des Bulldozers s’ébranler des régions de l’intérieur vers les centres économiques, cela créera des emplois et rendra l’espoir.

En attendant, le bateau-Tunisie est sans capitaine ! Et lorsque le feu est en la demeure on ne va pas à la banque emprunter de l’argent (60 million d’euros !) on se préoccupe d’abord de ses enfants, on reste à leurs côtés, pour les rassurer et les sauver des flammes !"

Pour lire l'article en entier:

http://syakat.tn/lepreuve-de-la-derniere-chance/